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J'ai la chance de partager ma vie avec un photographe professionnel, qui organise de longues séances photo pour mes rats. Pour en savoir plus sur lui, cliquez ici.
Il a entrepris de concocter un cours de photo pour permettre aux internautes du coin des rats de garder des souvenirs techniquement plus réussis de leurs compagnons à quatre pattes. Bonne lecture!
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Rappels (ou pas) techniques / glossaire
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Préambule
Pourquoi commencer cette page avec des données techniques avec des mots rébarbatifs qui font peur et qui font fuir?
La réponse n'est pas forcément simple. Plusieurs manières d'aborder l'environnement de la photo existent, tout dépend de la finalité, tout dépend de vous! Je suis parti du constat que lorsque vous voulez en savoir plus sur un sujet qui n'est pas forcément facile à aborder, il vaut mieux revenir aux sources mêmes de ce sujet. Plus vous en saurez sur des données basiques, plus les problèmes rencontrés vous sembleront simples, parce que vous ne rencontrerez plus de mots compliqués...
L'autre avantage sera évidemment que la plupart des idées reçues auront (enfin je l'espère!) le cou tordu...
La photo, c'est quoi?
C'est juste un instant de vie figé sur un support (quel qu'il soit: papier, écran, pellicule, ...). Avec quelques paramètres indispensables.
On pourrait comparer l'appareil à prendre des photos (plein de types différents permettent cette fonction - téléphone, organiseurs, assistants personnels, etc.) à un oeil. Sauf que l'oeil est de très loin l'appareil le plus perfectionné, puisqu'à lui tout seul, il gère les différents types de lumières, la mise au point, etc. Bon, il lui arrive parfois de débloquer ou de fatiguer, du coup il aura besoin de lunettes (ou de lentilles) et de plus, il ne peut pas zoomer (se rapprocher ou s'éloigner), il est ébloui s'il y a trop de lumière, aveugle s'il n'y en pas assez...
Dans le processus d'une prise de vue, il faut, pour qu'elle soit techniquement réussie, que la lumière soit correcte et que la mise au point soit bonne.
Si la gestion de la lumière n'est pas correcte et qu'il y en a trop, la photo sera surexposée. C'est-à-dire que la photo sera toute claire, voire blanche. Pour le contraire, tout le monde l'aura compris, elle sera sous-exposée (très sombre, voire noire)... Si la mise au point n'est pas bonne, la photo sera tout simplement plus ou moins floue. Mais comment influer sur ces paramètres?
Bon, c'est vrai, 95% des photos ne nécessitent pas de connaissances particulières, mais les photos de nos chers compagnons à moustaches sont-elles si communes?
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La lumière dépend de trois paramètres, donc de deux réglages (remarque de matheux? Non, ne fuyez pas tout de suite, c'est logique et très facile à comprendre, vous allez voir!)
La vitesse d'obturation et le diaphragme.
La vitesse d'obturation est juste la vitesse à laquelle l'obturateur (c'est un dispositif qui ressemble en continuant la métaphore de l'oeil humain à une paupière) s'ouvre pour laisser passer la lumière. Plus elle est rapide, plus le sujet sera figé. Donc net. Mais moins de lumière passera. Plus elle est lente, plus elle permet à la lumière de passer, tout risquera d'être moins net (surtout si l'appareil n'est pas fixé), donc vous risquez de beaux flous de bougé...
Le diaphragme est peu à l'image de la pupille de votre oeil.
Avez-vous remarqué que lorsque la lumière vient à manquer, votre pupille se dilate? C'est un automatisme bien pratique pour vous aider à mieux voir! A contrario, elle se rétracte en cas de fort éclairement...
Plus il sera ouvert, plus la lumière passera. En revanche, moins la zone visée aura de netteté en avant et en arrière du sujet (on appelle ça la profondeur de champ).
Ex : prenez un stylo, mettez le à 10 cm d'un oeil et fixez-le bien. Vous remarquerez que le fond est flou, et plus vous le rapprocherez de votre oeil, plus cet effet sera marqué.
Pour notre oeil, c'est presque pareil. Quand nous avons du mal à voir quelque chose, notre réflexe sera de fermer à moitié nos paupières...
Est-ce un peu plus clair?
Il y a donc toujours un équilibre à trouver entre la vitesse d'obturation et le diaphragme, afin d'avoir toujours la même quantité de lumière qui arrivera sur le capteur pour une bonne exposition.
La sensibilité du "capteur"
Mufffff, késako?
On l'exprimait autrefois en ASA - "zaza", voire en DIN (par les allemands), maintenant tout le monde s'est mis d'accord sur les ISO - "zizos", mais c'est toujours la même chose, c'est un étalonnage.
Plus un capteur est sensible, moins il a besoin de lumière. Mais plus il générera du "grain", ou du "bruit" (c'est la même chose, mais le premier vient de la photo dite classique, ou "argentique", la seconde du numérique...). Ce grain se manifeste par une multitude de petits points colorés, une sorte de "moutonnement" qui empêche de voir un beau noir bien profond.
Le 100 ISO est très peu sensible, donc a besoin de bien plus de lumière que le 800 ISO, mais donnera des photos bien plus pures, plus nettes, plus contrastées...
On avance... Mais vous devez vous dire, possesseurs de petits compacts, quelque chose du genre "M'en fous, mon zappareil, y fait tout en automatique!". C'est vrai, mais... Si toutes vos photos étaient réussies, vous ne seriez pas là à lire ces lignes, non?
La lumière
Déjà, un constat simple : Pas de lumière, pas de photo.
Cela veut dire que plus il y aura de lumière pour vos choux, plus les photos seront belles!
Un premier conseil: évitez le soleil direct. Non seulement vos charmants compagnons vous en seront reconnaissants, mais en plus vous éviterez des contrastes trop importants, gages de photos bien ratées... Mais il peut être néanmoins un atout non négligeable, on le verra plus tard dans la section "se fabriquer un studio?".
Un autre conseil, le plus important, toujours valable : PRENEZ VOTRE TEMPS.
Le flash
Personnellement, je n'aime pas le flash. Surtout celui des compacts, même celui qui est intégré au reflex (le reflex, c'est le plus gros appareil qui permet de changer les objectifs). Pourquoi? Même s'il permet de déboucher des contre-jours, il est violent, brutal, peu ou pas réglable, il fait les visages blancs sur des fonds bien noirs, il provoque aussi des ombres portées bien laides, il éclaire uniquement le centre des photos (les amateurs avertis auront compris que je parle du "vignetage" - l'écart de luminosité entre le centre et les côtés de la photo....).
Bref, mis à part si vous ne pouvez vraiment pas l'éviter parce qu'il y a ab-so-lu-ment cette photo à prendre, ne l'utilisez pas à tous les coups, parce qu'il existe quelques parades :
- On peux fixer devant le flash un morceau de papier calque. La lumière sera moins puissante, mais elle sera déjà plus douce, plus subtile et nettement mieux diffusée...
- On peut aussi rajouter d'autres flashes, mais comme ce n'est pas forcément aussi simple, je n'en parlerai pas plus, sauf sur demande (très) insistante. ;-)
Le plus simple est d'allumer le plus de lampes possible (si possible évitez tout ce qui est "néon", "tubes fluorescents"), de telle manière à harmoniser votre scène et faire en telle sorte que le flash ne soit plus là que pour déboucher d'éventuelles ombres gênantes.
D'une part, vous pourrez faire des arrangements en direct, d'autre part, vos photos gagneront en qualité.
Dernier détail, et pas des moins gênants : le flash peut être assez dangereux pour nos choupinets, (même remarque pour les enfants en bas âge et pour les bébés). Non seulement il leur "rajoutera" des yeux mais dans certains cas (rares), il peut causer certaines lésions.
Tiens, justement, savez-vous ce qui fait l'effet yeux rouges? Le flash, placé sur le même axe optique que l'objectif, éclaire jusqu'au fond de l'oeil, là où il y a un important réseau de vaisseaux sanguins, d'où la couleur...
Sans flash
Et si on essayait de se passer du flash? Excellente idée! Mais il faudra alors compenser le manque de lumière.
Déjà, pensez au jour qui rentre chez vous. Toute cette lumière abondante, c'est tellement mieux!
Soit elle sera directe (avec ou sans soleil), soit elle sera indirecte (par réflexion).
Si elle est directe, évitez le soleil. Non seulement les rats ne sont pas du tout friands de cette lumière aveuglante, mais il sera difficile à contrôler.
Si par contre, vous avez une fenêtre sans soleil direct, n'hésitez surtout pas à vous en rapprocher, vous verrez comme vos photos seront tout de suite plus éclatantes! (les capteurs aiment la lumière en quantité importante! )
Pensez à régler votre appareil à la sensibilité la plus basse. Pratiquement tous les appareils le permettent! (oui, je sais, il va falloir lire votre mode d'emploi (RTFM pour les initiés), c'est malheureusement indispensable... :-p) Cette sensibilité vous donnera des photos bien meilleures qu'en mode automatique.
Avantage : qualité en hausse
Inconvénient : pas de vitesse trop lente si les choux sont en mouvement, ils risqueront fort d'être flous.
Les contrastes
Quand vous êtes dans le noir et que la lumière s'allume, votre pupille se rétracte instantanément, et cela vous permet de supporter cette lumière. En revanche, vous ne voyez plus rien dans le noir... Eh oui, même notre oeil ne peut tout voir en même temps, il fera tout pour se protéger au lieu d'être aveuglé, quitte à ne plus rien voir pendant un (court) moment.
L'appareil photo, c'est tout pareil, mais en pire! ;-)
Il ne peut pas restituer autant d'écart de luminosité.
Il n'est pas protégé (n'essayez pas de viser le soleil directement avec votre appareil numérique, surtout pas au téléobjectif, vous risqueriez fort d'abîmer votre appareil, voire de le détruire définitivement...).
Il faut donc bien observer la scène que vous voulez photographier dans son ensemble. C'est d'ailleurs souvent ce qui fait la différence entre un pro et un amateur. Le pro visualisera tout de suite ce que son appareil peut ou ne peut pas prendre comme photo; il analysera également la lumière, les détails...
Et bien essayez donc de faire la même chose! Plus vous prendrez de photos en faisant attention à ce que vous faites, et plus vous maîtriserez votre outil. Et pour évoluer, regardez bien le résultat. Traquez les lumières explosées, cramées et les ombres bouchées (plus de détails dans les parties sombres).
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Bon, on avance. On va même sortir de la technique pure. Un peu comme si on disait à un pianiste que les gammes, c'est gentil, c'est bien utile, mais on va se sortir un peu plus les tripes, s'impliquer un peu émotionnellement... ou comme quand on apprend à écrire, on commence par faire des pages de lettres, puis de mots, de phrases...
L'arrière-plan est un truc vicieux qui a été créé pour embêter tout le monde. ;-) Sisisi, vous pouvez me croire, il est très vicieux. Parce qu'il est toujours là, mais (presque) jamais sous la même forme...
Des exemples des plus connus? Qui n'a jamais vu un paysage sublime avec un méchant poteau électrique en plein milieu? La belle maison de campagne avec les poubelles dans un coin? Quelqu'un d'indésirable sur la photo? Un horizon tout bancal? Ou des crottes de nos chers compagnons (je parle des rats, hein?) plein la cage (arf, pas pensé à vérifier!)? On pourrait en faire un bottin, avec tous ces exemples...
Le but est juste de vous faire prendre conscience qu'il n'y a pas de secret pour une photo réussie, et que le moindre détail peut avoir son importance, faire la différence.
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La photo offre une chose fort utile : la possibilité de varier son champ visuel. Pour faire simple, on utilisera le mot "zoom", que tout le monde comprend, et il suffit de regarder dans le viseur et de voir les sujets "se rapprocher" ou "s'éloigner" pour comprendre cette notion. Pour préciser, je garde les guillemets, parce que cette notion est entièrement fausse, puisqu'on reste sur place...
Ça sert à quoi?
Le grand angle porte bien son nom. Il permet d'englober beaucoup d'éléments dans sa photo. Nos yeux sont conçus comme ça, il vous suffit de fermer un oeil pour comprendre le formidable angle de champ qu'ils nous offrent. (Un détail assez marrant, d'ailleurs, c'est que notre vision périphérique se fait en noir et blanc sans qu'on s'en rendre compte...)
Il faut néanmoins se méfier, parce que même s'il offre beaucoup de netteté en avant et en arrière du sujet sur lequel on fait la mise au point, il faut bien regarder partout dans le viseur et traquer tous les éléments indésirables, et croyez-moi, il y en aura forcément.
Le téléobjectif est à l'opposé du grand angle. Il prend des photos sur un angle bien plus fermé, ce qui facilite le cadrage d'éléments plus lointains. Il permet de faire se détacher les sujets sur lesquels la mise au point sera faite. Par contre, il offre une faible zone de netteté. On descend parfois à une zone de quelques centimètres, parfois moins. Par exemple pour un portrait, on peut avoir les yeux nets, mais le nez et les oreilles bien floues. La mise au point devient alors très délicate.
Une des conséquences de tout ça est qu'il faut du coup garder une vitesse d'obturation bien plus rapide afin d'éviter les flous de bougé, ou alors travailler avec un trépied, ou encore régler son appareil sur une sensibilité plus importante.
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Bien des raisons peuvent rendre une photo floue, alors voilà quelques trucs afin de vous aider à faire votre propre diagnostic...
Le flou de mise au point
Pour le traquer, regardez bien votre photo. Cherchez les parties nettes sur la photo. Si ce n'est pas le premier plan, il y a de fortes chances pour que ce soit le fond qui le soit. Explication : quand l'autofocus de l'appareil est à la ramasse, il se cale sur la position "infini".
Solution : essayez de faire la mise au point sur les yeux du sujet, généralement plus contrastés, et dès que la lumière verte s'allume au niveau du viseur, déclenchez.
Les yeux nets sont la seule chose obligatoire dans un portrait, qu'il soit humain ou animal.
Le flou de bougé
La vitesse d'obturation était trop lente, par manque de lumière (vous compreniez mieux le préambule de ce "cours", non?). Pour en être sûr, il faut scruter une fois de plus les points nets. S'il n'y en a pas, c'est simplement que vous avez bougé. C'est visible notamment sur les points de lumière, points qui deviennent des traits plus ou moins longs.
Solution : Soit vous vous débrouillez pour rajouter de la lumière, soit vous réglez l'appareil sur une plus haute sensibilité.
Vitesse trop basse pour le sujet
Cette fois, ce n'est pas vous qui avez bougé, mais le sujet qui a été trop vite. La différence est que le reste de la photo est net, alors que le sujet est flou (vous avez photographié son mouvement).
Solution pour ces deux causes : essayez d'avoir plus de lumière disponible là où vous êtes, , ou au pire montez la sensibilité de l'appareil ou sortez le flash.
Gros grain
Votre photo n'est pas vraiment floue, pourtant, elle n'en est pas moins moche, avec une multitude de petits points rouges, verts, bleus... surtout dans les ombres.
Solution : mis à part trouver beaucoup de lumière en plus, il n'y en a pas vraiment. L'appareil "traduit" de la matière là où il n'en trouve pas, par manque de lumière. On appelle ces artéfacts du grain en photo argentique (avec les pellicules), et du bruit en photo numérique.
Mais la cause en est la même, toujours un manque de lumière. C'est d'ailleurs un point sur lequel les constructeurs travaillent beaucoup ces derniers temps, la course au méga-pixels semblant - légèrement - se calmer...
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Je n'aurais pas la prétention de donner ici un cours sur l'esthétique ni de Beaux Arts, mais il y a néanmoins quelques trucs qu'il faut respecter.
Une des lois fondamentales pour les arts graphiques concerne le nombre d'or. Le fameux nombre d'or qu'on retrouve un peu partout, que ce soit en architecture, dans la nature, etc. Pour en savoir plus, jetez donc un oeil ici.
Pour les autres, on va simplifier en parlant de loi des tiers. En gros, on considère qu'il ne faut pas centrer un sujet, mais le mettre dans un tiers du cadre. Ainsi, on le met en valeur. Tandis que s'il est centré, il occulte le reste et en perd tout intérêt.
On voit dans l'exemple ci-dessus que dans l'image de gauche, le choupinot (Aramis tout jeune) centré à souhait, ne "respire" pas autant que sur la photo de droite. On y voit du coup bien plus le billot de bois et surtout la pierre, retirant ainsi tout l'intérêt de ces objets...
Pourtant, l'intérêt est de voir ses grands yeux à la découverte d'un nouveau monde (pour l'anecdote, il venait d'être adopté juste quelques heures auparavant...), donc il faut de "la place" pour que son regard soit mieux mis en avant.
Je rajouterai que mettre le sujet dans le tiers gauche de l'image (en considérant qu'on "partage" l'image en trois, donc), avec en prime le regard pointé vers la droite, donnera encore plus de force à votre image parce que cela "libère" la personnalité. Eh oui, comme on lit de gauche à droite dans nos contrées, on balade les yeux plus naturellement de cette manière qu'inversement...
En bonus, un truc de portraitiste : faites TOUJOURS la mise au point sur les yeux! (je sais, je l'ai déjà noté, mais c'est tellement important!)
Et tant qu'on y est, un autre truc de portraitiste : essayez tant que possible de garder l'appareil le plus horizontal possible, évitez surtout la plongée (appareil vers le bas).
La lumière, c'est une autre paire de manches, puisqu'on ne peut pas s'en passer! Il faut donc bien l'étudier, c'est même carrément un travail à part entière... Pour simplifier, pensez tout de même à modeler votre lumière en regardant bien l'endroit que vous allez photographier. Comme nous l'avons vu plus haut, il faut éviter les gros contrastes, le plein soleil, etc. Il faut donc penser à répartir plus agréablement la lumière, de telle manière à avoir quantité et qualité...
Autre notion un peu barbare : la température de couleur. Avez-vous remarqué que lorsque vous êtes à l'intérieur, et que vous avez oublié/gêné le flash, votre image était toute jaune-orangé-ambrée? C'est normal. Notre oeil, toujours lui, a une tolérance sur le type de source de lumière et en gros, il voit tout à peu près de la même manière entre l'infrarouge et l'ultraviolet. On appelle cela le spectre visible.
Cela rajoute à l'"éducation visuelle" et à cette tolérance fait qu'on voit un blanc toujours blanc, et qu'on appelle les couleurs chacune par leur nom, pratiquement quelle que soit la lumière qui les éclaire...
(test amusant : demandez à quelqu'un de mettre des couleurs sur les bords de votre champ visuel, sans les regarder, en fixant toujours le même point à l'infini, et vous devriez avoir la surprise d'être totalement incapable de pouvoir dire quelles était ces couleurs! Cela fait partie de la complexité de notre sens de la vue. Notre vision principale est en couleurs, alors que notre vision périphérique est en noir et blanc...)
Et si vous avez compris cette notion, vous pouvez passer à l'étape supérieure, celle du contrôle... Vous avez peut-être déjà entendu parler de "balances des blancs"? C'est exactement cela. Et cela tombe plutôt bien, puisque pratiquement tous les appareils numériques ont ce réglage... (en général, on vous demandera de viser quelque chose de blanc afin que l'appareil comprenne le type de lumière avec lequel il doit être étalonné, c'est bien plus facile à faire qu'à lire, croyez-moi!)
Cela pour vous faire comprendre que les mélanges de différents types de lumières n'est pas très facile à contrôler... Pour vous donner un exemple, faites donc le test suivant (à l'oeil nu). Prenez une feuille de papier bien blanche, et approchez-le d'une fenêtre. Vous le verrez blanc, ce qui est plutôt logique... Maintenant, approchez donc une lampe classique, genre tungstène (les ampoules à vis ou à baïonnette que l'on connaît depuis tellement longtemps!) et vous verrez que le côté de la feuille qui sera éclairé par cette lampe sera orange.
En terme de photo, il vous faudra prendre cela en compte. Vous ne pourrez rajouter de la lumière (afin de casser un contraste, par exemple?) que là où la couleur n'aura pas d'importance, ou bien là où vous voudrez faire un petit effet...
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Le bon moment pour prendre LA photo
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Dans ce chapitre très court, une chose à prendre en compte : votre rapidité d'exécution.
Une fois que tout est prêt, et que vous êtes plus serein, il vous faut déclencher au moment propice. Comme je suppose, vous n'avez pas d'appareil pro capable de prendre de 5 à 8 images/secondes, il vous faudra apprendre à anticiper. Et pour anticiper, il vous faudra bien observer votre sujet, en prenant votre temps.
J'insiste beaucoup sur ce point, parce que vous remarquerez que lorsque VOUS êtes prêt et que vous pensez prendre une photo, il se passe toujours quelque chose de contrariant... (loi de Murphy oblige! :-p )
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Fabriquer un studio de prise de vue
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Et pourquoi pas? Loin de penser à un studio pro avec les parapluies et autres diffuseurs, sans compter les boîtes à lumière et autres mandarines, flashes et réflecteurs, se fabriquer un lieu (provisoirement ou pas) peut se révéler très intéressant pour plusieurs raisons :
- Vous faites ce que vous voulez.
- Vous préparez à l'avance le trajet possible pour vos choux.
Vous préparez votre lumière, y compris des réflecteurs comme des grandes surfaces blanches, accrochées à ce que vous voulez (ou ce que vous pouvez!). Les diffuseurs peuvent être à peu près n'importe quoi (cartons, draps, etc.) de bien blanc, afin de réfléchir au maximum la lumière comme sur le dessin ci-dessous :

En orange représentent les trajets théoriques de la lumière, de telle manière qu'elle soit bien homogène...)
Rappel : le blanc est la couleur qui absorbe le moins la lumière, donc qui la réfléchit au mieux.
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Le studio photo que nous avons bricolé sur le balcon: un grand drap blanc tendu sur les fenêtes pour diffuser la lumière.
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Quelques remarques, après avoir personnellement pas mal pratiqué ce genre de bidouilles :
- Plus la surface où est placé le rat sera petite, moins ce dernier bougera, et plus facile sera la mise au point.
- L'appareil sera bien plus réactif pour son déclenchement, la mise au point (souvent à l'aide d'un rayon infrarouge) étant ce qui retarde le plus ce déclenchement.
- Plus la lumière sera homogène et en quantité, plus la photo sera agréable et de qualité.
- Plus vous serez ingénieux, plus vous vous amuserez à essayer de combinaisons différentes, en notant scrupuleusement ce que vous faites (ce qui vous aiderait à refaire cette installation) et plus vous progresserez...
- Essayez de le poser sur un support assez petit afin de limiter ses déplacements.
- Souvent, il vous tournera le dos... (grrmmbblll), alors si vous êtes plusieurs, cela aidera à le faire se retourner vers vous. Mais ce n'est pas facile, car le rat aura toujours tendance à tourner le dos à l'appareil, dont le bruit du déclencheur l'inquiète un peu.
- N'encombrez pas le "studio" de plein d'objets; la simplification donnera plus de force à vos photos.
- Essayez de nourrir le rat, en faisant attention toutefois aux miettes.
- Gardez sous la main un rouleau d'essuie-tout...
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Per-sé-vé-rez et vous verrez que ce sera de plus en plus amusant et gratifiant de construire vos photos...
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En premier lieu, il est important de savoir ce que l'on veut faire. Parce que personnellement, je ne connais pas d'activité où l'on peut perdre aussi facilement du temps! J
Commencez d'abord par éliminer toutes les mauvaises photos. Faites-le sans regret, de toutes façons, si elles sont floues, (trop) mal cadrées, surexposées ou noir charbon, il y a de fortes chances qu'elles ne soient pas rattrapables. Vous pouvez soit les mettre directement à la corbeille, soit dans un dossier "ratées" afin de les étudier, avant de recommencer une nouvelle prise de vue, histoire de ne pas refaire les mêmes erreurs...
Ensuite, il vous faudra prendre un logiciel de retouche photo. Je ne ferai pas d'inventaire de tout ce qui existe, mais évitez Adobe Photoshop ® si vous débutez parce que vous risquez d'être rapidement dégoûté tant ce logiciel professionnel est complexe; préférez plutôt la version tout public d'Adobe, Photoshop Elements ®, Graphic Converter (Mac), Paintshop (Windows), The Gimp (Mac, Windows, Linux...) et n'hésitez pas à prendre soit un livre pour débuter, soit quelques cours de base.
Chacun de ces logiciels a ses qualités et ses défauts, mais sachez qu'il vaut mieux un logiciel simple et pratique qu'une usine à gaz que vous ne maîtriserez pas et qui vous écoeurerait vite.
Pensez à vous faire un plan de travail. Il est préférable que vous ayez en tête l'image finale afin de rester efficace. N'oubliez pas non plus qu'une bonne retouche est une retouche qui ne se voit pas. Evitez les effets gratuits qui n'apportent rien à l'image, qu'on voit partout (surtout sur les images sans intérêt), préférez le naturel...
- Jetez en premier les photos ratées (les floues, surtout!), cela fera de la place sur votre disque dur (ça va tellement vite pour le remplir) et vous aurez une meilleure visibilité de votre planning.
- Dupliquez vos originaux, travaillez sur des copies (si jamais vous n'êtes pas satisfait du résultat, vous pourrez toujours recommencer).
- Ensuite, rectifiez les courbes de luminosité (allez-y par tâtonnements au début, pas trop fort), ou si cela vous fait peur, voyez du côté des réglages de luminosité et de contraste.
- Recadrez sans vergogne vos photos, faites-les pivoter, retournez-les. Essayez, au moins, faites des choix sans compromis, sinon cela se traduira tout de suite sur l'image. Par exemple, si vous décidez de couper la queue du rat, ne la faites pas deviner, coupez-la jusqu'à l'arrière-train.
- N'hésitez pas à faire plusieurs versions de la même photo, avec des orientations artistiques différentes, vous aurez toujours le choix.
- "Nettoyez" vos photos à l'aide de l'outil tampon. Virez les crottes, les miettes, les saletés, mais toujours avec nuance. Prenez votre temps, c'est délicat et parfois fastidieux.
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Petits conseils (un peu en vrac) pour la conclusion (provisoire!) de ce cours :
- En premier lieu, sauvegardez vos photos. Sauvegardez, sauvegardez, sauvegardez!
- Faites tirer vos meilleures photos sur papier, vous pourrez les garder à priori bien plus longtemps que vos fichiers, les mettre en album, et c'est quand même une manière plus sympathique de les partager avec vos proches.
- Vous pouvez également les mettre en ligne, soit sur des sites de partage de photos, comme sur Flickr, soit sur un blog, un forum, voire un site perso.
- Chez vous, pensez à les nommer, à les classer, quitte à utiliser un logiciel de catalogage, parce que se souvenir de quelques centaines de photos, c'est facile, mais quand votre "travail" dépassera plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de photos, ce sera une autre paire de manches. (Pour le Mac, Iphoto est désormais bien fichu. Pour Windows, Adobe Photoshop Album ® également...)
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Conseils pour l'achat d'un appareil photo
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Il est très difficile de conseiller "ZE" appareil photo qui va vous accompagner un bout de temps, parce que chacun a des besoins bien différents.
- le budget : en fonction de ses besoins et de ses possibilités!
- vos besoins : n'achetez pas un appareil qui ne vous va pas, que vous ne "sentez" pas. L'ergonomie est primordiale, alors qu'on regarde souvent la fiche technique, voire le nombre de "pixels", ce qui à mon avis est une totale aberration!
Compact
+ : simple, pratique, maniable, facilement transportable, financièrement abordable, résultats tout à fait corrects dans des situations "normales"
- : aucune évolutivité, objectifs plutôt limités, sensibilités élevées de mauvaise qualité (sur TOUS les compacts, même les plus chers, dès 400 iso et même souvent dès 200 iso...), qualité des viseurs (impossible de cadrer précisément avec un viseur optique et difficultés de viser avec un écran dès que la lumière est importante, discrétion dans les endroits sombres (bon, ben si tu y tiens...), etc.), flash très générateur d'yeux rouges, ergonomie souvent délicate (on les tient du bout des doigts, donc on est moins stable...
Bridge
+ : techniquement bien plus évolué, objectifs bien plus puissants et souvent meilleurs, possibilités de contrôle manuel bien meilleures, flash un peu moins violent et un peu plus puissant, meilleure tenue en main, assez léger pour être présents dans un sac tout le temps.
- : pas d'évolutivité, sauf dans le cas où il existe une prise pour un flash externe, voire une télécommande, impossibilité de changer d'objectif, capteur assez petit donc moins bon qu'un reflex, nettement plus encombrants qu'un compact.
Reflex
+ : le must en matière d'évolutivité, possibilités de paramétrages, de qualité.
- : encombrant, cher (privilégiez la qualité des objectifs avant le boîtier en lui-même)
Cas à part: les téléphones munis (soi-disant) d'un appareil photo, ou camphones :
Juste pour faire des images de dépannages, restons sérieux...
Perso
On me demande souvent comment, avec quel matériel je bosse... Je travaille avec peu d'objectifs (les pros que j'utilise représentent un investissement très lourd et long à amortir), mais par contre, je les ai choisis en fonction de mon travail.
En vrac pour accompagner un Canon EOS 20D : 70/200 f:2,8 stabilisé, 24/105 f:3,5/4,5 stabilisé, 10/22 f:4,5/5,6, et en vue un Canon EOS 5DmkII, un 85 f1,2 (un rêve mais hors de prix!), un 16/35 f:2,8, un 300 f:4 stabilisé et un multiplicateur 1,4X...
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Conclusion
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Voilà, c'est fini pour l'instant, mais ça évoluera avec le temps.
Vous avez encore des questions? Posez-les!
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